Le mot de Terry - Juillet 2010

Les amis,
I Shall Wear Midnight (NdT: Je porterai la nuit) est complètement terminé ; nous avons passé presque trois jours la semaine dernière à faire la dernière relecture, et laissez-moi vous dire que la meilleure manière de relire un manuscrit est de se l'entendre lire à haute voix. Enfin, pour moi en tout cas. Quand on se contente de lire, le cerveau a tendance à généreusement fournir des mots qui ne sont en fait pas là. C'est aussi excellent pour repérer les répétitions. Et c'est aussi excellent pour repérer les répétitions...


La bonne nouvelle, c'est que les épreuves reliées et non corrigées seront entre nos mains d'un jour à l'autre, et que, comme d'habitude, nous en mettrons une en vente au profit d'une organisation caritative. Surveillez ce site (NdT: le PJSM Prints) dans les prochains temps pour avoir des détails !
Donc nous voilà à nous prélasser sur les hauteurs ensoleillées, après avoir déjà avancé d'environ vingt mille mots dans le prochain tome du Disque pour adultes, essentiellement centré sur Vimaire, et dont le titre de travail est Snuff. Un mot qui a, comme vous le savez sans doute, au moins deux significations (NdT : ça signifie tabac à priser, mais « snuff it » = mourir). Souvenez-vous, c'est ici que vous l'avez lu en premier !
Je suis sûr que la plupart d'entre vous ont entendu parler de The Long Earth, trois textes que j'ai écrits vers l'époque de La Huitième Fille mais que j'ai laissés de côté à cause du succès soudain du Disque-Monde. Qui sait ? Dans une autre jambe du Pantalon du Temps, j'aurais pu terminer ce projet, réussir à le vendre et devenir un auteur de science-fiction plutôt que de fantasy. Auquel cas j'aurais été, je suppose, légèrement moins riche, mais j'aurais au moins été invité d'honneur de la BSFA (NdT : British Science Fiction Association) ![]()
Je commencerai bientôt à travailler là-dessus avec Steve Baxter, dont j'admire beaucoup le travail en SF dure. Il faut deux personnes pour écrire ce livre – en fait, il faudrait un comité, étant donné que l'hypothèse de base est « plus de mondes à conquérir qu'on ne peut compter ». Évidemment, il s'avère qu'il y a juste un petit problème.
Vous avez déjà votre pin's du Dernier Héros ? Rendez un dernier hommage à la Horde d'Argent et achetez-le ici.
Je suis sûr que vous avez tous vu le communiqué de presse au sujet du prix « Anywhere but here, anywhen but now ». Cependant, puis-je me permettre de rappeler qu'il ne faut pas nous contacter directement à ce propos, car je ne m'y impliquerai pas avant la fin de l'année ? Enfin, bonne chance quand même.
Le Carnegie Award... eh bien, il est passé, et, comme je l'avais prévu, Nation n'a pas gagné ; mais Neil Gaiman a eu la gentillesse de me couvrir d'éloges dans son discours de remerciements pour L'étrange vie de Nobody Owens.

Je dois vous dire que j'ai appris beaucoup de choses au sujet des prix littéraires et leur fonctionnement au cours de ma carrière, et je suis toujours perplexe. Pourquoi Le fabuleux Maurice a-t-il remporté le Carnegie et pas Johnny et les morts ? J'étais stupéfait quand il a eu le prix, et mon éditrice aussi ; je me souviens de l'étonnement dans sa voix quand elle me l'a annoncé au téléphone. A présent, mon opinion est que ce sont les nominations qui comptent ; elles prouvent au moins que vous avez écrit un livre qui a le potentiel pour gagner. Après, c'est la surprise totale. Pour le meilleur ou pour le pire, tout dépend du jury actuel, des tendances à la mode, des gens contre qui on concourt, et, pour ce que j'en sais, de la position de la planète Jupiter.
Mesdames et messieurs, nous pouvons annoncer les résultats d'une razzia réussie dans les coffres de Mob Films, qui a révélé un véritable trésor de costumes et d'accessoires, essentiellement de Going Postal, mais aussi quelques-uns de The Colour of Magic et de Hogfather. Je suis conscient qu'un certain nombre d'arnaques ont lieu un peu partout dans le monde, et franchement, certains des accessoires sont lourds ; par exemple, nous avons le cercueil de The Colour of Magic, pour lequel l'acheteur devra amener ses propres porteurs de bière. Très bel objet, ceci dit.

Nous avons aussi l'omniscope avec son piédestal issu de Going Postal, qui se divise en deux morceaux plus petits. Il est énorme, magnifique et lourd. Nous avons le clic-clac utilisé par Adora Belle Chercoeur : superbe, mais encombrant... vous devriez tout de même pouvoir l'emporter en voiture, si vous laissez les enfants sur place.
Dans la catégorie « lourd mais pas trop gros », nous avons un certain nombre, sans doute une douzaine, de leviers de clic-clac métalliques. Chacun porte une marque gravée qui le signale comme propriété de la Compagnie, et ils seraient totalement identiques aux vrais, si les vrais étaient vrais.
Il y a aussi quelques costumes : le casque, la cape et les lanières de cuir d'Angua ; deux uniformes d'employé des clic-clac, chacun avec casquette mais un sans le pantalon... ne demandez pas pourquoi.

Cependant, j'ai encore dans ma main tremblante les bottines de cuir très brillantes d'Adora Belle. Elles ont des talons aiguilles, mais je ne peux pas vous dire de quelle hauteur tant que nous n'aurons pas trouvé une plus grande échelle. Elles sont légèrement usées, après tout elles ont été dans un film, mais nous nous attendons à ce qu'elles fassent l'objet d'enchères acharnées... surtout de ma part !
Il est sans doute temps d'ajouter que tous ces objets sont, eh bien, des accessoires de tournage, et que nous n'avons malheureusement pas réussi à faire fonctionner l'omniscope correctement. Généralement parlant, tout a l'air en bon état, et d'ailleurs extrêmement bien conçu dans certains cas, mais ce sont néanmoins des objets qui ont été fabriqués pour avoir une brève espérance de vie devant la caméra. Les bottines d'Adora Belle, en revanche, sont, on me l'a assuré, ce que Soho pouvait fournir de mieux.


Nous devons vous avertir que tous les objets ne seront pas mis aux enchères lors de la convention britannique qui arrive. Il y a un certain nombre d'autres conventions qui auront lieu à notre connaissance au cours de l'année qui vient, et ce serait bien d'avoir au moins un bel objet à mettre aux enchères lors de chacune. Le simple bon sens nous dit que certains des accessoires sont trop lourds pour traverser l'Atlantique, et aussi que, puisqu'un des objectifs de l'exercice est de gagner de l'argent pour les organisations caritatives, c'est sans doute à la convention britannique que la plus grosse somme pourra être obtenue. Tout de même, je pense que nous pourrions faire en sorte que chaque convention dont nous connaissons actuellement l'existence puisse au moins avoir quelque chose. Nous savons où elles sont !
Exclusif ! Mob Films, dans sa grande générosité, nous fournira suffisamment de petits accessoires pour que chaque participant inscrit à la convention britannique puisse en avoir un. Oui, ce sera peut-être bien des épingles...
Pour finir, nous sommes tous en état de choc ici après le décès soudain de Ken Roberts, notre ami berger, qui gardait son troupeau de mouton dans mes champs. Apparemment, il est mort subitement samedi, tandis que son chien était assis à côté de lui. Même si c'est sans doute la façon dont nous voudrions tous partir, je pense que nous préférerions d'abord atteindre la soixantaine, ce qui n'a pas été son cas. Ce genre de nouvelles remet le monde en perspective.
Amitiés.