Le mot de Terry - Février 2010
Les amis,
Tellement de gens m'ont contacté depuis la conférence Richard Dimbleby qu'il m'est impossible de répondre à tout le monde personnellement.
Généralement, on me demande ce qu'on peut faire pour apporter son aide et son soutien – et, en fait, comment garder le contrôle de sa propre mort. Pour cela, il faut vous adresser à Dignity in Dying – http://www.dignityindying.org.uk – ils sont mieux placés pour agir que deux types dans un bureau.
Je reçois des lettres intéressantes, cependant ; certaines viennent de couples qui n'ont pas voulu avoir d'enfants pour le bien de la planète, et craignent maintenant de devoir affronter une maladie fatale sans personne pour se battre avec eux. La même crainte concerne aussi des personnes célibataires et heureuses de l'être. Soudain, les liens familiaux semblent bien plus attirants que jadis. Comme l'a un jour dit une dame, « dire que les amis sont la nouvelle famille, c'est très bien, mais plus on vieillit et plus cela sonne creux ».
Je veux exprimer clairement ce que j'ai déjà dit récemment, car la répétition peut changer les choses.
Je pense que la fin de vie assistée devrait être une possibilité pour les gens clairement atteints d'une maladie grave et incurable, dont on peut voir qu'ils sont capables d'exprimer leurs volontés, et qui comprennent clairement leur situation.
Et c'est tout. Causer ou aider à causer la mort de quelqu'un qui n'a pas exprimé publiquement ses volontés devrait être considéré, du moins au début, comme un meurtre. S'il y a des circonstances atténuantes, alors le système juridique sera capable de les reconnaître. Nous ne sommes pas, en général, une société insensible, ni punitive.
L'idée du tribunal, à laquelle s'intéresse l'association Dignity in Dying, est une suggestion, rien de plus pour le moment.
Je crois que cela pourrait aider ceux qui ne connaissent pas bien la loi ni les grandes lignes directrices, et également servir de filtre doux, pour identifier les hypothétiques grands-mères que les adversaires de la fin de vie assistée n'arrêtent pas d'invoquer comme argument ; mais peut-être aussi pour suggérer qu'un avenir qui, pour l'instant, semble sombre, peut encore s'éclaircir. J'ai l'impression que la majorité des personnes qui recherchent la fin de vie assistée seront des individus à tous les sens du terme, qui désireront une mort bien organisée après une vie bien remplie et bien organisée. Je fais probablement partie de ces gens-là. Mais je dois dire que c'est un plaisir de rencontrer d'autres personnes atteintes d'ACP, même si ce n'est que pour partager des anecdotes avec des gens qui savent parfaitement ce que vous ressentez. Un problème partagé n'est pas, quoi que dise le proverbe, diminué de moitié, mais au moins il est compris.
Je me rappelle vaguement que, quand j'étais enfant, parfois l'on voyait quelqu'un avec un brassard noir, en signe de deuil. Depuis que je suis adulte, j'en vois rarement. Mais maintenant, mourir est la tâche que nous avons devant nous ; autant y devenir bons.
Sur un sujet plus joyeux, j'avance bien dans le second jet de I Shall Wear Midnight, mais comme toujours, je me bats pour trouver le temps d'écrire au milieu de toutes les autres obligations. Je serai à nouveau sur le sofa du One Show jeudi 11 février à 19h sur BBCOne, et j'espère avoir mon écusson de la Guilde des Couturières avant de retomber sur Christine Bleakley :-)
Dernières Nouvelles : on nous apprend que mon épée est prête et que je peux aller la voir ; je n'ai pas pu participer à la fabrication de la poignée de corne ni des décorations en argent. Malheureusement, je ne pourrai pas la voir avant la semaine prochaine.
Cordialement.