Une minute avec : Terry Pratchett, auteur de fantasy
Le journal The Independent tient une rubrique "One minute with..." [NdT: "une minute avec"], dans laquelle différentes personnalités sont interviewées pendant pas plus d'une minute. Terry Pratchett s'est prêté au jeu peu après la sortie de Snuff, alors qu'il en faisait la promotion aux Etats-Unis:
Où êtes-vous actuellement et que pouvez-vous voir ?
Je suis assis au W [hôtel] de Seattle et je peux voir Rob [l'assistant de Pratchett] de l'autre coté d'une belle omelette moelleuse et de ces délicieuses petites pommes de terre qu'ils servent.
Que lisez-vous actuellement ?
Pour la quinzième fois, London Labour and the London Poor [NdT : Londres du travail et Londres pauvre] d'Henry Mayhew et j'attends avec impatience son arrivée sur mon Kindle.
Choisissez un auteur favori et dites pourquoi vous l'admirez.
Un que je préfère depuis mon adolescence est feu Paul Jennings, qui avait une rubrique dans le journal The Observer. Je crois que je l'admire pour sa façon curieusement tordue mais délicieuse de voir le monde.
Décrivez la pièce où vous écrivez le plus souvent.
La chapelle. C'était autrefois une écurie en pierre, désormais restaurée avec des étages en pierre, une mezzanine pour les jeux vidéos afin que les loisirs et le travail ne se mélangent pas. Sa conception a été mûrement réfléchie parce que j'y passe beaucoup de mon temps. On l'appelle la chapelle, non pas à cause de sa grande fenêtre à meneaux mais parce que les rumeurs disent qu'il y avait autrefois une chapelle sur notre propriété.
Qu'est-ce qui vous empêche d'écrire ?
Tout le monde. Il est très inhabituel que ma journée ne soit pas plus ou moins interrompue par des demandes d'un peu de mon temps. En mon for intérieur je suis en train d'écrire, mais le reste de mon corps est en train de faire la tournée promotionnelle aux États-Unis de Snuff, mon dernier roman.
Quel personnage de fiction vous ressemble le plus ?
James Dixon comme dans Lucky Jim de Kingsley Amis. À part ça, Rincevent [du Disque-Monde].
À quoi ressemblent vos lecteurs quand vous les rencontrez ?
Ils sont bien moins étranges que ce que les journalistes voudraient vous faire croire. Un de ceux qui m'a arrêté ce matin pour avoir un autographe était un pilote de ligne.
Qui est votre héros/héroïne dans la littérature étrangère ?
Kneejerk? Nelson Mandela. Mais j'aime les types qui changent le monde depuis le garage comme James Dyson et Clive Sinclair.