Interview vidéo des Kidby par Un Monde de Bulles

Pour rentrer dans les fêtes de fin d'année, Un Monde de bulles vous propose un voyage au pays de la féérie. Sombre et machiavélique, lumineuse et fantasmagorique, la féérie de plusieurs auteurs internationaux vous emportera dans un tourbillon de magie et d'enchantement.

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L'interview vidéo de Paul & Vanessa Kidby débute à partir de 22min38s.
Attention, le son est initialement coupé.


Ce livre, comment est-il né? Peut-être tout simplement de l'amour que vous avez l'un pour l'autre?

Paul et Vanessa Kidby: Euh, oui! (rires)

C'était la question piège...

Paul Kidby: Oui, effectivement, c'était un plaisir de travailler ensemble, de créer ensemble, de nous lancer les idées l'un à l'autre. C'était une bonne expérience aussi d'avoir deux perspectives différentes, ce qui garde une certaine fraicheur à notre travail. Pour moi en tout cas, c'était une très bonne expérience, et je pense que cela se voit dans le livre. C'était pour nous une expérience très positive, en quelque sorte.

Vanessa, depuis l'enfance vous aimez écrire, et notamment sur ces univers féériques.

Vanessa Kidby: Oui, effectivement. Enfant, je dormais dans une petite hutte au fond du jardin avec mon chien et une lanterne. J'y dormais tout l'été jusqu'à l'automne, parce que j'aimais cette présence de la nature. Et d'avoir le temps d'écrire, sur ces petites personnes qui vivaient dans mon imagination. Et c'était un grand plaisir de pouvoir écrire sur eux.

Ce qui est étonnant, c'est que dans la plupart des légendes, quand on pense notamment aux fées, on pense au jardin anglais,. Comment ça se fait? Est-ce que la pelouse est particulière?

V.K.: Oui, c'est sûrement dans son essence, dans sa substantifique moelle, c'est anglais effectivement. Cela fait partie de notre folklore, et nous avons tiré certaines idées de notre folklore. Et nous avons rajouté certains éléments tirés de notre imagination. Nous avons combiné ces idées ensemble, et nous nous sommes bien complétés: avec les idées visuelles de Paul et mes idées écrites à moi.

Paul?

P.K.: Cela prend énormément de temps de faire ces images, et pendant ce temps-là vous pensez peut-être davantage aux personnages, ce qui vous donne l'occasion d'aller plus loin avec une idée.

Et comment vous expliquez que par exemple Peter Pan vient à Londres, Alice des Merveilles est née à Londres... Beaucoup de légendes de féérie viennent de l'Angleterre. Comment vous l'expliquez?

P.K.: Et bien, je pense que le folklore, la tradition sont très forts, au Royaume Uni. Et beaucoup de gens sont intéressés par ces histoires féériques. C'est une tradition latente, présente pour tous, là-bas. Et pour nous, pouvoir écrire, pouvoir illustrer sur ces sujets, ces histoires, c'est facile. Et cet amour que nous avons pour la nature, de désir de dévoiler la nature, de dévoiler ces esprits des forêts, c'est extrêmement simple. Et cela a été une source de divertissement également. Nous avons beaucoup apprécié ce travail.

Je vais finir en faisant un peu mon Dan Brown. Je vois qu'il y a plein de symboles, dans la couverture. Un papillon, une abeille, une clef... C'est vous deux?

P.K.: Oui, oui, effectivement. Le papillon est un symbole pour Vanessa, parce que Vanessa est le nom d'un type de papillon. L'abeille me représente à cause de mon nom de famille, « Kidby » / « Kid-Bee », un jeu de mots...

Ce n'était pas un problème de s'appeler « Kidby », en étant enfant?

P.K.: (rires) Disons oui, mais on ne va pas rentrer dans les détails... Et la clef était la clef de ce royaume des fées, de ce royaume enchanté. Et vous voyez, sur la clef nous avons notre signature, également.
V.K.: Qui représente nos initiales.

Merci à vous deux!